MORTE LA PEINTURE ?

Photographies, toiles de lin découpées et peintes. Processus de création performatif en atelier, 2012.

Transposition plastique d’une peinture.

« Je crée des formes que je dépose sur un plastique pour les peindre. J’entre en performance sans le décider consciemment. Le processus créatif démarre. Je me laisse guider par « le faire » sans en attendre quelque chose. Je m’abandonne à la tâche. Je peins, je tourne autour, je prends de la hauteur pour voir ce qui se passe d’en haut, perchée sur mon échelle. La peinture est morte, gisante, fragmentée avec une tête et un corps. Je photographie de près, de haut, comme une âme qui aurait quitté son corps. Je suis peinture. Elle sèche. Je suis à l’extérieur. Elle est sèche. Je retire le corps de la peinture, Je compose. Un aigle. Je garde une trace.» CL’H.

« Transposons la condition de nous-même à la peinture et la peinture à nous-même. La peinture est éternelle, nous aussi. » CL’H.