Quatuor elementa I, 2019. Photographie. Dimension variable.
« Au funérailles de ma mère, j’ai embrassé son cercueil avant qu’il parte au feu. Ça n’était pas prévu au programme. C’est fou cet instinct qui nous dépasse parfois. Je me suis toujours demandé si ce baiser était resté avec elle. La performance Passage, est un hommage – rituel pensé pour nos défunts. »
PASSAGE,
Acte 1
« Je sélectionne des feuilles mortes déposées au sol du jardin pamplemousse. Je les installe sur une table familiale mauricienne en guise d’offrande. Le festin de l’invisible est prêt à être embrassé.
Je suis en performance. Les baisers apparaissent. Je fais le tour, je m’assoie, je prends le temps puis ça s’accélère. Je monte sur la table pour embrasser et embrasser encore. Je rassemble les feuilles et part sur la plage (…) «
Passage, 2019. Performance. Cap malheureux, Ile Maurice.
PASSAGE,
Acte 2
« Silence, la nuit tombe, les éléments sont réunis. Il ne manque plus que le feu. Je l’allume. Je brule les feuilles embrassées. La matière se consume, se transforme pour passer ailleurs, là où le temps n’existe pas. »
Quatuor elementa II, 2019. Photographie. Dimension variable.
Passage, 43’12. Video. Filmé par David Larcher.
Photographies de la performance : Franck Valat
Merci à Karine Prod’hon, sans qui ce projet n’aurait pas pu voir le jour à Cap Malheureux.